INDEPENDANCE DAY LE TOP 10 PERSO DES INDEPENDANTS US

Voilà une rubrique plus intérressante.  Nous aurons ici une petite séléction des titres US aux destins des plus ingrats (pour la plupart). Etouffés par le lichen Marvel/DC, ces séries sont de véritables petits joyaux. J’ai déjà parlé d’autres titres indépendants dans ma séléction des 50 indispensables comme Strangers in Paradise, Midnight Nation ou Usagi Yojimbo, il a donc fallu fouiller encore d’avantage mais le résultat est surprenant. La qualité est partout où elle se cache.

10- NOBLE CAUSES par Jay Faerber et Patrick Gleason

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Jay Faerber fait parti des auteurs qui n’ont pas la  carrière qu’ils méritent. Rapidement confiné à la confidentialité des lectures indépendantes, il a créé ce concept ingénieux: mélanger Dinasty et les super-héros. Liz est un fille ordinaire et l’amour lui sourit, en effet elle va bientôt se marier avec l’un des super-héros les plus populaires: Race, issu lui-même d’une famille de Super-héros hyper célèbre et surtout blindée de thunes. Liz va donc faire sa place dans ce panier de crabes. Cocufiages, secrets, enfants naturels, jalousie et mérpis, tout va lui sauter au visage lorsque son mari va subir une violente attaque pendant leur lune de miel. Cela commence par un mariage princier à la Lady Di mais la suite va s’avérer beaucoup moins agréable. Liz devra mener l’enquête pour savoir qui en veut à sa nouvelle famille tout en évitant les pièges que lui tendent de l’intérieur certains membres de sa belle-famille. Elle devra savoir lire derrière les sourires. C’est assurément le comics préféré de Stephane Bern, puisqu’on y trouve le luxe, le vice et les intrigues de cour cher à Secrets d’Histoire. Si on s’interrongait de savoir si on avait tout dit sur le Super-héros, voilà une réponse en forme de bouffée de fraicheur instantanée. Inédit en VF.

9- FALLEN ANGEL par Peter David, David Lopez et J.K. Woodward

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C’est ici l’autre facette de Peter David qui s’exprime. S’il manie toujours une certaine forme d’humour décalé, il est ici plus à froid, plus noir car ce sera l’aspect mystique qu’il creusera plutôt. Car voilà, le scénariste s’interroge régulièrement sur les thèmes de la foi et de la religion. Comment telle une lumière trop forte peut elle éclairer (parfois)les gens jusqu’à l’aveuglement (souvent). Lee est une sorte de super-héroïne qui tente de nettoyer la ville irréelle de Bête Noire de la pègre et de la corruption. Il semblerait qu’elle soit plutôt une sorte d’ange déchue voguant dans un purgatoire étrange qu’un groupe nommé la Hiérarchie dirige indépendamment des « instances ». Du bar nommé « Furors », elle aide ceux qu’elle estime lésés formant une sorte d’équilibre entre les forces du bien et du mal. Les références à la bible sont assez nombreuses et bien vues. Là encore, ne cherchez pas le blasphème gratuit mais plutôt une critique ironique apposée à un réél questionnement sur la mythologie divine. Sombre, intelligent et envoûtant par son atmosphère crépusculaire. Une fois de plus Peter David provoque l’étonnement chez le lecteur. Inédit en VF.

8- BATTLE POPE par Robert Kirkman et Terry Moore

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Robert Kirkman débuta avec Terry Moore bien avant le succès planétaire Walking Dead, sur cette petite série potache que nous propose les éditions Stara dans une copie dégueulasse (photocopies noir et blanc de la version couleur). Le monde est en perdition, c’est la décadence morale et même le saint-père le pape est le plus abominable des queutards ( DSK en soutane vous voyez). Mais bon, pas le choix ! Lorsque l’enfer et l’Apocalypse est à nos portes, Dieu est bien obligé de faire confiance en son représentant officiel et lui confie les pouvoirs d’un Superman en puissance. Afin de garder un oeil sur lui, il réenvoie le fiston à ses cotés. Mais bon voilà ce dernier est accroc aux jeux vidéos et possède le QI d’un immaculé conçu (Y’a pas, faut être deux!). C’est parti pour une foire absurde avec des démons, du cul, de la fin du monde, des pets, des révélations et des sushis. Délicieusement blasphèmateur, je kiffe. Ne cherchez pas non plus une charge anticléricale dedans, non on est dans le registre de sale gosse qui aime bien voir Jesus boucher les chiottes avec son divin caca pendant que le pape se tape des bimbos dans la chambre à coté. Je ne suis pas  sur que ce soit vraiment cérébral…

 

7-DIRTY PAIR: FATAL BUT NOT SERIOUS par Adam Warren

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Adam Warren fut l’un des premiers américains à revendiquer une influence « manga » dans son graphisme. D’ailleurs, influence est un doux euphémisme tant il s’applique à reproduire les moindres tics qui l ‘ont véritablement traumatisés. Visiblement, il s’immergea totalement dans la mouvance Cyberpunk des mid-ninties, portant fièrement l’étendard Shirow-Otomo-Kishiro au sein de sa reprise de Dirty Pair (Dan et Dany en VF). Dès lors cette équipe qui ne provoque que des catastrophes lors de ses missions, devient sous sa plume des bombes (dans tous les sens du terme) explosant en permanence. Warren profite également du terme « dirty » pour faire de ses héroïnes des paumées, en perpetuelle détresse sentimentale et hormonale. On part de clichés assez pompiers (la rousse incendiaire et la brune plus sage) pour renverser  la tendance avec une histoire de clone, revenchard. En effet, au cour d’un festival cyber-geek, dédié au culte de leurs personnes, elles subiront une attaque assez vicelarde puisque Yuri ( la brune) sera persuadée par la suite d’évoluer dans une sorte de réalité virtuelle, détruisant tout sur son passage afin d’en sortir, ignorant que les dégâts qu’elle occasionne sont rééls. Seule Kei (la rousse)tente de la raisonner. Le duo implose donc sur cette planète subissant le typhon de leurs affrontements. Si en plus de ça, le soleil autour duquel la planète gravite donne des signes de faiblesse… Nanas sexys surarmées dans une frénésie d’action, Adam Warren nous régale tout en s’imposant en maitre incontestable du découpage hyper-dynamique des scènes de combats. Le meilleur des mondes en matière de story-telling. Un must! Sémic a publié cette aventure en kiosque depuis…

6- BAD WORLD Par Warren Ellis et Jacen Burrows

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Ce n’est pas vraiment une BD en soi. C’est une compilation de faits divers les plus bizarres ayant eu lieu sur la planète. Warren Ellis exorcise ses obssessions en explorant le net pour en extraire ce qui pourrrait être le plus malsain. Les coeurs sensibles peuvent préparer leurs sacs à vomi car voilà sans crier gare un déferlement de « chicken fucking » et autres actes zoophiles, de cannibalisme, de survivalisme extrème, de satanisme rural,de croyances hétéroclites (se soigner par l’urine) et de déviances en tout genre. C’est parfois marrant tellement, c’est barré. C’est souvent malséant et toujours bien raconté, l’ami Warren sachant à chaque fois formuler les choses de manière saisissante. Jacen Burrows se contente quant à lui d’illustrer chaque brêve de manière satirique apportant un touche « esthtétique » à la chose. La conclusion qu’on pourrait avoir à la lecture de cet ovni est que « la réalité dépasse toujours la fiction ».Hannibal Lecter, Chtulluh et autres épouvantails peuvent aller se rhabiller devant l’aéropage de déglingués du ciboulot qui peuplent notre terre pour de bon. Fascinant par son coté dérangeant, jouissif par son coté transgressif. Du Warren Ellis pur Jus. Inédit en VF.

 

5- THE LORD OF MISRULE par John Tomlinson, Dan Abnett, Steve White et Peter Snejberg

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C’est rare de tenir dans ses mains une véritable BD d’horreur prenante, qui dans une ambiance Lovecartienne parvient à tenir la route sur la longueur. C’est aussi la découverte de Peter Snejberg, dessinateur très efficace à la fois glaçant est humain et surtout très à l’aise dans l’exercice du noir et blanc (on y retrouve parfois du Comès dans ses planches). L’action se situe dans une Angleterre rurale assez intemporelle. Jake Goodfellow  désirant creuser le folklore de son bled natal Callow  y retourne et dans un sentiment de malaise réalise que toutes les légendes du coins sont non seulement malsaines mais ont toutes des connections bizarres avec sa vie personnelle, jusqu’à ce que sa petite amie meure brutalement. La police croit difficilement à l’innocence de Jack, le forçant à renouer avec son frangin frappadingue pour enquêter lui même sur cette affaire aux ramifications infernales. Légendes urbaines, chiens venus des enfers, fantômes historiquement décalés. Cette BD contient une foultitude d’ingrédients qui pourraient tendre vers le ridicule mais grâce à des personnages attachants, une intrigue dense où les effets se font avec « parcimonie », on obtient une ambiance particulière que Snejberg tient de bout en bout à la force des ses petits pinceaux. Inédit en France, j’eu la chance de me le faire conseiller par mon caviste…heu je veux dire mon comic dealer.

4-  MURDER ME DEAD (TUE MOI A EN CREVER) par David Lapham

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Frank Miller n’est pas le seul à faire dans le polar bien glauque, bien poisseux. David Lapham s’en est fait aussi une spécialité. Murder me dead est une histoire d’amour qui trourne mal, très mal. L’histoire d’une passion malsaine. L’histoire d’un couple à la Bonnie and Clyde moins la préméditation et le glamour. David Lapham sait pertinement que l’âge d’or du « noir »  possède un délicieux parfum retro évoquant les fifties. Il reprend donc des codes de narration une esthétique graphique évoquant pleinement cette période. Ce qui du coup pourrait paraître naïf à l’oeil, s’avère être un choix plus qu’efficace. On entend le Jazz, on sens le tabac et on goûte le whisky avec les personnages et on plonge avec eux dans le gouffre vertigineux de leur descente aux enfers. Meurtres, dope, chantage, trahison et violence sont au rendez vous, et la manière dont ces éléments sont mis en scène particulièrement efficace dansune sorte de comics Archie totalement corrompu. Les losers n’en finissent pas de de « loser »et la sortie s’éloigne au fur et à mesure que l’on s’en rapproche. Le clou  étant la scène du meutre pénible, laborieux et décomposé en phases qui mettent en exergue le coté physique de la chose. Je n’avais plus vu ça depuis le film Sang pour Sang (Blood simple) des frères Coen. D’ailleurs si adaptation cinématographique il y avait, ces derniers seraient à même d’honorer ce scénar comme il se doit. Une pépite. Delcourt l’a publié.

 

3- SPYBOY par Peter David et Pop Mahn.

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Paru chez Dark Horse, Spyboy est un gros délire de Peter David et Pop Mahn, osant le pastiche Manga et références multiples à James Bond. Le héros, Alex Flemming possède dans sa tête l’incarnation de l’espion parfait et vit à son insu dans une famille d’espions à la retraite. Une jeune fille nommée Bombshell l’embarque soudainement dans des missions rocambolesques où son double à la fois intrépide mais aussi incontrôlable prend le contrôle de son esprit  dans ces scènes d’une schyzophrénie symbolisée en « super-deformed » réinvantant par là le procédé même. Fun est le maître mot de cette série qui a connu un brève incursion sur le sol français du temps du label « angle comics« . D’abord Peter David montre par là qu’il est un vrai magicien jonglant toujours entre humour, action, idées primesautières sans oublier ses personnages. La comparaison avec  l’Ultimate Spider-man de Brian Bendis saute d’ailleurs parfois aux yeux tant les ambiances lycéennes sont similaires et les répliques   voisines. La fraîcheur ravigorante de ce titre colle la banane au lecteur  car on peut faire de l’action avec une touche de trash sans tomber dans la sinistrose. Le graphisme est clairement orienté manga sans pour autant renier la structure propre aux comics. Le mélange des genres ne fait pas souvent de beaux enfants, mais ici le mariage est fort heureux.

2- POWERS par Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming

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Mélanger polar noir et Superpouvoir, en voilà une idée qu’elle est bonne et ce fut l’éclair de génie de Brian Bendis qui avant de contrôler Marvel fit des étincelles avec cette petite série. Nous suivons donc,les enquêtes de Christian Walker et Deena Pilgrim flics afféctés aux affaires spéciales, c’est à dire impliquant des encapés à superpouvoirs.  Evidemment l’un a des trucs à cacher et l’autre ne cesse de founier partout. Le premier arc est un simple « whodunnit? » impliquant le meutre d’une héroïne très populaire parmi la population, la fameuse Retro Girl. Le point fort de Bendis, tout le monde vous le dira, c’est la puissance de ses dialogues. Il parvient ici à rendre à la fois présente, touchante et très charismatique un personnage qui meurt dès les premières pages et cela grâce aux témoignages uniquement des protagonistes. D’ailleurs cette popularité va ouvrir la possibilité au scénariste d’un deuxième angle de vue inédit à l’époque (bien que Marvels aborde aussi le sujet), c’est la « people-isation » des super-héros. La seconde enquête (Roleplay) creusera donc l’aspect fascination que peut exercer ces surhommes sur les gens ordinaires et dès la troisième (Little deaths), la boite de pandore est ouverte: Le comics prend sur un chapitre, l’aspect d’un magazine avec pubs, interviews, flash infos etc… .La dernière trouvaille sera les incessants parallèles avec le monde de la pop-musique, les couvertures faisant régulièrement hommage aux pochettes de disques célèbres (Beatles, The Police etc…). Ainsi plutôt que de Lorgner invariablement sur La Ligue de Justice pour fabriquer une équipe d’archétypes, dans l’arc « Supergroup » l’auteur s’inspire des…Fugees. Tout cela combiné, donne un savoureux mélange et un univers très typé ne ressemblant ni à Marvel ni à DC,  que les dessins « Bruce Timmesque » d’Oeming très porté sur les ombres accentue encore. Le Meilleur Bendis. Panini a plusieurs fois tenté de publier la série, sans succés, il est aujourd’hui difficile d’en trouver des volumes. Quand je vois le succés de ses Avengers, je m’interroge.

1- INVINCIBLE Par Robert Kirkman, Cory Walker et Ryan Oattley

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Robert Kirkman est devenu les roi de l’indépendant, claquant la porte des majors, retournant à Image et forçant le succés avec Walking Dead, Le Maitre des voleurs, Haunt et…INVINCIBLE. Le concept fonctionne de par sa simplicité. Il reprend intelligemment les codes du genre. Mark Grayson est le fils du plus grand héros de la terre Omni-Man. Ses pouvoirs apparaissant, il pense reprendre ainsi la relève. Il devient de ce fait un habile mélange entre Peter Parker et Superman, mixant deux archétypes en un, sans qu’on ait besoin de subir des explications à la mords-moi le noeud alourdissant le propos. Le second point fort est de concentrer son univers sur sa seule série, alternant héroisme solo, en équipe ou encore dans son lycée. On passe allégrement entre cosmique, voyage dans le temps et pure criminalité. Le troisième avantage est que l’auteur prend son temps, réservant des coups de théâtre absolument renversants, rebootant son héros régulièrement au gré des envies des artistes. Là j’en vient naturellement au bénéfice absolu de ne pas subir de diktat éditoriaux. La surprise et le sentiment de danger est permanent, personne n’est à l’abri, ni parent, ni amis, ni énnemis. Kirkman défie les codes, joue avec eux, se moque des univers classiques tout en développant le sien. Il fait ce qu’il veut et c’est tant mieux. Mention pour le personnage d’Allen l’alien, absolument génial. Kirkman en roue libre pour un univers de plus en plus cohérent, INVICIBLE est devenu une véritable exception dans le paysage des Super-héros par son amour du genre, son jusqu’au boutisme et ce sentiment de grande aventure rééllement inventive.

LES 10 PLUS BEAUX PARIS-BREST DU FRANCO-BELGE

Ca devient de plus en plus ardu de trouver une métaphore culinaire apropriée…

il a fallu creuser ma mémoire, fouiller mon grenier et interroger les témoins pour élaborer cette liste néanmoins la voici:

10-LES SCHTROUMPFS: LES SCHTROUMPFS NOIRS par Peyo et Yvan Delporte

 

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Il paraît que « Les Schtroumpfs noirs » constitue une sorte de parabole raciste. Pourquoi? A cause tout simplement de la couleur des protagonnistes. C’est consternant de lire des trucs pareils. Parce que voilà, je ne vois pas le rapport! De plus, si en voyant des personnages noirs, agressifs, dangereux et contagieux, on fait le lien avec le peuple ou la culture noire, Je pense effectivement qu’il y a un problème de racisme, mais forcément dans le livre vous voyez… Bref, personnellement j’ai toujours vu dans cette histoire une version enfantine de Rhinocéros,  la pièce de Ionesco ou à la rigueur La Peste de Camus. Une étrange  maladie décime et transforme un par un les paisibles petits lutins en de grotesques créatures violentes, indifférenciées, incapables de s’exprimer ne pouvant que transmettre leur infection maudite. Le Grand-schtroumpf est évidemment sur le pied de guerre pour trouver un remède mais le nombre submerge rapidement les survivants faisant  de cette BD un brouillon de Walking Dead vous en conviendrez. Les rebondissments se succèdent d’une manière enlevée et naturelle faisant presque disparaître le savoir faire et l’art des vieux maitres du franco-belge comme Peyo.  Narration, Rythme et cadrages parfaits mais discrets, l’oeuvre est humble et sympatique. Et si l’on devait tirer une morale de cette histoire, ce serait donc à mon humble avis au contraire de se méfier de ces choses impalpables qui métamorphosent les individus en une masse, uniforme, bêlante et contagieuse par la facilité qu’elles offrent, ces phénomènes qui amènent les hommes à devenirs des lemmings prêts à courir à leur pertes. Deux autres histoires sont également dans ce tome dont la première apparition de Gargamel le fameux sorcier qui lui, porterait des remlants d’antisémitisme parce qu’il a un gros nez. Que dire d’Achille Talon, Astérix ou du capitaine Haddock? Les intellectuels sont parfois bien cons…

9- IDEES NOIRES par Franquin

 

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Oeuvre clé de Franquin, Idées noires est un défouloir décompléxé des obssessions d’un auteur exerçant constamment dans le registre de la jeunesse. Ici  le ton est résolument adulte, cynique et affreux à l’image des ces personnages mi gnômes, mi ombres qui peuple l’ouvrage. une soixantaine de planches et pourtant la densité du propos marque l’imaginaire du lecteur à jamais. le message est cependant  sensiblement le même que dans Gaston Lagaffe, écolo, zoolâtre et méfiant envers les idéologies en vigueur. Pourtant la charge se fait virulente, désabusée et maladive comme si ces dessins constituaient une sorte de thérapie. Une thérapie partagée avec le public un peu comme celle de Pierre Desproges dans son spéctacle d’ailleurs étrangement proche dans le ton, lui qui qualifiait l’humour de « politesse du déséspoir ».

8- YOKO TSUNO: LES FRONTIERES DE LA VIE par Roger Leloup

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L’album paraît en 1977. La guerre qui avait opposé l’Allemagne au reste de la planète en 1945, laissait encore des cicatrices dans l’âme des populations. Roger Leloup, humaniste convaincu, pacifiste tranquille vient poser un regard magnifique, tendre et apaisé sur un coin du globe sur lequel on avait pris l’habitude de tourner le dos. Son héroïne japonaise est non seulement une des première fille à porter un titre, mais elle se paie le luxe de tendre la main un peu partout sur la planète et même au delà. Yoko Tsuno est sans doute la première héroïne franco-belge explicitement féministe (Natacha étant la première « sexy »). L’action se déroule à Rothenburg petite bourgade médiévale bavaroise, mais plus que cela cet album est d’abord un pretexte à une visite guidée émérveillée de la ville. Chaque batiment, chaque ruelle est reproduite avec un détail hallucinant. En témoigne cette scene de course poursuite enchantée, véritable clou graphique. Mais l’auteur ne se contente pas de supléer le syndicat d’initiative local, non il livre également une intrigue émouvante sur le sens de la vie et les limites de la science. Le récit habile évite les pièges du pathos, ceux de la leçon de morale. Ne reste alors qu’un questionnement pertinent et une émotion palpable dans un décor de rêve, réhabilitant le Rhin romantique.

7-SPIROU: MACHINE QUI RÊVE par Philippe Tome et Janry

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Ceux qui suivaient la série de près avaient pu constater un changement dans l’air dès le tome précédent Luna Fatale, qui amorçait doucement un virage qui se fit ici brutalement à 90°. Graphiquement les personnages sont soudainement expurgés de tout « franquinisme » et l’intrigue possède désormais une atmosphère étouffante, enfermée dans un cadrage noir « faire-part ». L’humour brut de décoffrage s’exerce à froid, et les protagonnistes sont tous demandeur d’une humanité accrue, à l’instar de Seccotine exigeant  qu’on l’appelle par son « vrai » nom. La quête pour son humanité sera d’ailleurs le coeur de l’histoire. Spirou poursuivi tout au long de l’histoire, va découvrir d’horribles secrets qui classera le livre d’avantage dans le sillage de Phillip.K.Dick que de celui du « Sorcier à Champignac« . Il paraitra évident que « l’aventure réaliste » de Spirou tournera rapidement court après un échec cuisant dans les ventes. Il n’en restera pas moins un OVNI dans la collecton d’album du groom en rouge, envoutant, sacrément bien écrit et bien mis en scène. Cet album fit découvrir la vraie aura de Phillipe Tome en tant que scénariste de talent. Une perle.

6-CANARDO: LA MORT DOUCE par Benoit Sokal

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Oublions un instant Blacksad, son académisme Disney et sa correction politique à la limite de l’indisposant, pour revenir au seul et vrai détéctive anthropomorphe désabusé: Canardo. Non mais regardez-le câliner sa bouteille comme si c’était une bouée. La mort Douce est un métre étalon du genre. Le palmipède à la suite d’un deuil survenu dans le tome précédent, boit comme un trou dans son bar ressassant sans cesse les souvenirs de son amour perdu. Toujours entre deux cuites, il en vient à protéger la nouvelle chanteuse du bar aussi paumée que lui. Persuadé d’être la cause de tous les maux, la Lâcheté devient son nouveau refuge. Aussi s’implique til un minimum, c’est tout aussi bien puisque Lilly (le nom de la chanteuse) a un autre protecteur assez instable également. Par son chant, elle a le pouvoir de le contrôler, lui et ses crises de violences. A condition que sa voix ne déraille pas, elle qui tousse de plus en plus souvent. Certaines scènes sont éprouvantes, tant on pénètre dans l’aspect minable et pathétique des personnages, Canardo en tête qui ne fait passer comme un fantôme incapable de prendre la moindre décision, laissant souvent les autres protagonnistes à leurs tristes sorts. La chute est alors implacable. Benoit Sokal distribue dans cet album les dépressions nerveuses avec un graphisme à la fois rond et totalement crade. Même à l’état neuf, on a l’impression que le bouquin a appartenu dix ans à un fumeur de gitanes, tant l’atmosphère est prenante. Grandville et d’autres ont depuis repris un peu le même shéma, sans l’intensité hélàs.

 

 5- SCENES DE LA VIE DE BANLIEUE par Caza

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Tout le monde connaît Caza l’illustrateur de talent sans vraiment prendre la peine de creuser sa carrière dans la bande dessinée. Et pourant à l’instar de Phillipe Druillet, il imagine des univers délirants, à la fois oniriques et granitiques. Ici les décors sont les immeubles de la zone grise qui encercle paris.  L’ homme Suburbain se prend à rêver de piraterie et de voyages psychédéliques dans une ambiance à cheval entre Monty Pithon et Isaac Asimov. Dérision permanente pour une collection de fables douces-amères qui fleurent bon les seventies. Ba-ba cools, pas si cool se posent en ancêtres des punks, contre le monde de la consommation, des bonnes moeurs et des réglements idiots. Caza s’illustre lui -même comme le fils spirituel du Grand Duduche et de Lone Sloane perdu et fondateur. Il a le pessimisme rigolo et offenssifs entre ces vendeurs de balais piégés, ses voisins aliens insupportables et la musique qui s’échappe en volutes significatives des enceintes témoignant d’un idéal de vie aujourd’hui  disparu. Quand je lis cette BD, je sens mes cheveux repousser.

4- EVA par Didier Comès

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Si c’était un film, imaginez donc  Brian De Palma qui reprendrait le scénar de Psychose avec la mise en lumière des films de Clouzot sur une musique Synth-pop berlinoise du début des années 80. Là vous aurez une idée de l’atmosphère vénéneuse véhiculée par EVA. Une jeune femme dont le voiture est tombé en panne, va trouver refuge dans ce grnad manoir perdu au beau milieu de la forêt Wallone qui chez Comès recèle toujours bon nombres de mystères. Elle tombe rapidement sous le charme maladroit du propirétaire, concepteur de marionettes et d’automates. Comès n’a pas son pareil pour créer ce climat malsain et étrange. Le mobilier, les couloirs ou un simple pantin, tout est bon pour distiller cette angoisse mêlée d’érotisme poisseux. Vrai huis-clos paranoïaque, chaque case a son importance. Pour une fois que l’auteur délaisse ses sorcières et ses chimères, ça se déguste.

3- CEUX VENUS D’AILLEURS par Jacques Lob et Gigi

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Enfant, j’ai toujours été fasciné par cette couverture,  mystérieuse, inquiétante, elle fonctionne du tonnerre. Mais qu’est ce que c’est au final que cet objet?

Jacques Lob surfant sur la vague de fascination qu’avaient les OVNIs, effectua des recherches assez sérieuses sur le sujet. sans pour autant verser dans le sensationalisme, cet album recueille un certains nombres de témoignages assez troublants et « réputés » sérieux de par les enquêtes de police, les rapports médicaux et autres articles qu’ils ont sucités à l’époque. A chaque « apparition » un préambule plus ou moins journalistique introduit le sujet avant de laisser l’hsitoire s’écouler sous forme d’une bande-dessinée  où le graphisme réaliste et terre à terre de Gigi apporte tout son crédit. Evidemment ce genre de sujet aura toujours ses détracteurs, et il n’est pas question de tomber à pieds joints dans le piège de la crédultié. Néanmoins je n’aimerais pas être à la place du gars qui a rencontré ces fameux « Hombrecitos » (Illustration) et que personne n’a jamais cru de sa vie. C’est donc un ouvrage à moitié documentaire, moitié BD qu’il faut ingurgiter. C’est très agréable et on en ressort avec une une espèce de sentiment d’immensité avec une voix qui nous souffle au coin de l’oreille: Et si…?

 

2- MORTADEL ET FILEMON: LE ROI DE LA MAFIA par Ibanez

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Ibanez n’est pas un auteur qui a fort bonne presse dans nos contrées puisqu’on le considère souvent comme un plagiaire de Franquin.  La faute à certains gags et planches remixées telles-quelles dans ses oeuvres. Néanmoins ce duo de flics/agents secrets/bras cassés est à hurler de rire. C’est un cartoon absurde survitaminé où les gags sont plus nombreux que les pages. Mortadel est un flic malchanceux au possible et Filémon une sorte de métamorphe  qui téléphone via sa chaussure. On leur donne des missions comme ici mettre fin au règne de la mafia qui a saisi le monopole de l’eau tout en gavant la population de morue séchée pour donner soif à tout le monde. C’est horrible, diabolique… tout le reste n’est qu’une accumulation de situations loufoques comme celle où Mortadel manque de se faire bouffer par un croco « chien de garde » et qui hurle: Pourquoi tu ne m’a pas dit qu’il y avait un crocodile? Filémon: Soyons sérieux tu m’a demandé s’ils avaient un chien, pas un crocodile! Plein d’autres délires viennent frapper le pare-brise mental du lecteur comme cet agent secret déguisé en chien forcé de manger un os ou ce Mortadel servant cible aux fléchettes.  C’est une avalanche de non-sens.  ceux qui veulent un message: passez votre chemin!

 

 

1- LES 4 AS ET LE TYRAN par Georges Chaulet et François Craenhals

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 Voilà un truc complétement dingue à lire. Autant vous le dire tout de suite: c’est très « vintage » comme on dit de nos jours. Les quatres héros sont les archétypes des archétypes (le débrouillard, le gourmand, l’intello et la fille) et l’intrigue comprend une course pousuite au coeur d’une  pincipauté dictatoriale germanique dirigée par une sorte de maniaque hystérique caricatural au dernier degré. Et c’est là que ça devient de l’art. C’est tellement « too-much » que cela prend une toute autre tournure notamment la vision du despote dont la « bochitude » est agrémentée d’un accent comme on n’en fait plus. « Colossale Plaizanterie! Fous êtes tes Bétits Humouristes! »  « Touze Palles tans la Beau ! Zept bour Chacun ! »  Le petit détail qui ne gâche rien, c’est que  malgré le coté potache de la chose, François Craenhals a livré des décors très documenté que ce soit pour le village ou pour le château, permettant un petit habillage supplémentaire de cet Allemagne de carton-pâte. Un conseil, c’est un livre à lire à voix haute tellement c’est à se fendre le bide, un peu comme les Ken le survivant de chez AB.  Cultissime!

MY 10 DC DELICES

Même concept que les « Madeleines » mais il me faut bien reconnaître qu’en tant que bon français, je suis surtout un « Marvel Zombie ». Ma connaissance de DC, j’ai du me la faire en VO, plus tard et  plus vieux, c’est une sorte de greffon en somme. De plus les éditeurs français du fait de l’irrégularité des contrats avec DC ont eu à coeur de publier en priorité les « pointures » les gros titres et les oeuvres cultes, ce qui laisse finalement peu de place aux histoires plus modestes ou simplement attachantes.

Ceci-dit on s’y colle avec un nouveau compte à rebours:

10- DOOM PATROL :WE’RE DOOMED Par John Arcudi et Tan Eng Huat

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Pour moi ce truc, c’est surtout la découverte d’un artiste talentueux et hors norme, à savoir Tan Eng Huat. Ce type ne fait pas dans le beau, il ajoute des rides et fait grimacer les jolies filles, mais il possède une patte particulière. Son art de la mise en scènedans laquelle s’imbrique souvent les  onnomatopées  les plus variées. L’histoire est plus que saugrenue: Le nom Doom Patrol devient la propriété de la Jost Holdings qui désire donc possèder sa propre équipe de super-héros. Le problème c’est qu’ils ne parviennent qu’à recruter des « bras cassés ». L’idée sera d’ inclure le seul survivant de la mouture précédente afin d’avoir une certaine caution et legitimité auprès du public…Robotman rempile afin d’encadrer des jeunes un peu en roue libre comme Fast Forward, Fever, Kid Slick et Freak. A partir de là, les intrigues partent un peu dans tous les sens avant de s’arrêter au numéro 22. Petite série tantôt humorsitique, tantôt grave et métaphysique, elle a su cultiver une originalité de ton qui lui sera fatale. J’ai beaucoup aimé les personnages de Fast Forward très vite rebaptisé « Negative Man » en raison de son caractère. L’autre coté rigolo, c’est que cela emprunte beaucoup également à X-Statix de chez Marvel avec de mélange entre histoires sociales, ton décalé, copyrights et télé-réalité. Je ne sais plus le quel est sorti en premier, mais un air de famille unit indéniablement les deux comics…

9- HITMAN par Garth Ennis et John Mc Crea

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Que peuvent bien fabriquer deux irlandais imbibés de Guiness dans les locaux de DC comics. Garth Ennis vient de sortir ce monument de l’humour trash qu’est Preacher et l’autre n’est qu’un illustre inconnu. Au détour d’un numéro D’Etrigan, il vont créer leur propre personnage, irlandais comme eux, accoudé à un bar, comme eux et supporter de foot comme eux. Voilà la gestation de Jimmy Monhaghan, tueur sentimental qui décide de s’installer à Gotham City et de casser les pieds au Batman. En effet, avec son pote en surpoids, il vont faire planer un vent de folie à la Tarantino sur l’univers DC. Les deux accolytes vont tour à tour vomir sur le chevalier noir de Gotham, attirer Catwoman avec des chats morts, flignuer des caïds de la mafia siamois, humilier Green Lantern, se battre contre des requins zombis et faire des remakes rigolards de grands films comme Le bon, la brute et le truand, Le syndicat du crime ou encore The Killer. Garth Ennis détonne dans son écriture parvenant à mêler sans problème gore granguignolesque avec tranches de vies quotidienne où les héros débordent de sympathie. Le dessin de Mc Crea ne rentre pas dans les standards classiques des « encapés » car il met plus de détails sur une bouteille de bière Chimay (authentique) que sur les anatomies de ses protagonnistes et cela fait du bien.  Les deux compères en profitent pour tordre le cou du « super-héros » ne manquant jamais une occasion de les ridiculiser, eux leur morale et leur travers. Oubliez ce qui d’ailleurs depuis semble être devenu la marotte d’un auteur qui radote un peu. Oubliez The Boys, oubliez The Pro,  revenez à la source et savourez Hitman.

8- BATMAN CHRONICLES 5: ORACLE YEAR ONE: par John Ostrander et Brian Stelfreese

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Voici le second acte de naissance de Barbara Gordon. Ce n’est un secret pour personne, le joker l’a blessée lors de The Killing Joke et depuis elle  est restée clouée sur une chaise roulante. Elle jadis aspirante gymnaste aux J.O. est infirme. faisant directement suite à cette incroyable saga, ce petit numéro fait figure d’anecdote et pourtant John Ostrander  va la récuperer, la soigner pour que l’oisillon bléssé puisse redevenir un oiseau de proie. Cela commence par la visite d’un Batman mortifié qu’elle rejettera sans concession (Il paraît qu’on vous a vu rire avec le Joker… Vous parliez de quoi? De moi?), puis débutera l’inévitable rééducation et enfin le réapprentissage de la vie. Bien sûr Le Batman dans l’ombre va lui donner un coup de pouce mais c’est bien Barbara qui seule va progressivement se relever. Elle rejettera l’handicap, se réinventera en devenant ce pirate informatique  nommé ORACLE qui parviendra plus tard à coordonner tous les héros DC. La finesse de l’écriture se reflétera dans le graphisme clair/obscur de Brian Stelfreese trop souvent oublié tant son dessin possède une classe et une grâce folle. Ce type est épatant sa mise en lumière est bluffante. Je vous le dit : cela commence comme une forme d’épilogue pour se terminer en prologue où jamais la formule « the best is yet to come » n’a été aussi à propos.

 

7-  SWAMP THING DARK GENESIS par Len Wein et Berni Whrighston

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Len Wein s’associe avec Berni Wrighston pour créer un nouveau comics dans le ton des anthologies d’horreur qu’on appréciait autrefois aux States. C’est donc dans un style très « Creepy » ou « EErie » qu’est donc introduit le professeur Alec Holland qui sera bientôt transformé en monstre végétal à la site d’unréglement de compte. Les histoires ont par la suite un peu le même concept que la série TV HULK dans une fuite en avant (il a même un journaliste qui le suit à la trace). Nous aurons donc à chaque épisode un thème particulier abordé. Chateau hanté, loup garous, savants fous, zombis, nous voilà dans de purs films de la Hammer. Si le scénario ne possède pas une originalité délirante, il sert la soupe de manière plus que convainquante à l’artiste qui se transcende à chaque fois qu’il illustre le bestiaire halluciné de la série. Les créatures grotesques s’enchaînent dans un déluge puisant entre Jerome Bosch, Goya et les monstres classiques du cinéma.  A ce propos, les recueils en noir et blanc mettent davantage en valeur le travail ahurissant de Berni Wrightston sur les ombres et l’éclairage. Absolument magique, résolument une lecture qui marque par sa singularité et son visuel puissant. Moins philosophique et intello que la reprise par Alan Moore mais bien plus viscéral, plus fulgurant.

6- SOVEREIGN SEVEN par Chris Claremont et Dwayne Turner

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Ce fut presque un reflexe lorsque j’eus vent de ce titre que de vérifier ce que le gourou des mutants pouvait donner sur sa propre série. Assurément un produit bâtard, coincé dans un univers où les références extérieures étouffent le récit. Que ce soit l’ajout des furies du Quatrième monde de Kirby, le passage par Gotham, ou les apparitions d’Impulse ou de Power Girl, rien n’aide vraiment le bouquin à se faire une identité. Dommage car pourtant, le potentiel est bel et bien là. Sept princes interdimensionels ont été bannis de leurs royaumes par un mystérieux envahisseur. Aujourd’hui sur terre, ils tentent de refaire leurs vies tout en regroupant leurs forces pour un jour pouvoir reprendre le cours de leurs destinées.  Ils s’installent donc dans une auberge qui se trouve être également une sorte de nexus entre les dimensions. Leur cave donne donc sur l’Enfer, leur chat a un étrange don d’ubiquité et même les araignées semblent être douées de télépahtie. L’esprit de la forêt  semble avoir élu domicile dans les bois d’à coté et le shérif est parfois possédée par des fantômes samouraïs. A part ça tout va bien…

Le problème vient finalement d’une très grande confusion et d’un démarrage trop tardif de l’histoire principale (vers le n°20) gâchant ainsi un comics qui aurait pu être excellent. Reste quand même de bons personnages ( Cascade, Network, Indigo ou Finale), de bonnes ambiances et des moments de pures folies. Une des premières séries que j’ai suivie en VO et pour laquelle je garde une tendresse de fan.

5- BATGIRL BRUCE WAYNE MURDERER PART 2

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Cassandra Cain est un personnage désormais oublié qui fut pourtant l’une des tous meilleurs jamais crée dans la Bat-family (une sorte de brouillon de Damian même).  Jeune fille élevée pour être une arme vivante, elle maitrise parfaitement le langage du corps au détriment de la parole. Elle est donc presque « aphasique » et ne s’exprime que par monosyllabe. L’intelligence des auteurs est d’avoir vraiment construit leurs histoires autour de cette particularité. Les dialogues sont donc concis et percutants tout étant délicieux (un tour de force) et la mise en scène purement visuelle fait montre d’une virtuosité sans faille. Cet épisdode en particulier est hallucinant. Nouvelle arrivée dans le « clan de la chauve souris », elle ne Sait pas que Bruce Wayne alors soupconné de meutre n’est autre que son mentor caverneux. Elle ne comprend pas pourquoi tout le monde autour d’elle s’affole et la presse d’enquêter pour cet « inconnu ». Elle suit alors en silence et pas à pas la police dans le recueil des premiers indices. Cela l’entrainera à former ses propres déductions dans une économie de mots qui rendent les dessins d’autant plus incroyables. Tout est parfois dans un regard ou un reflexe. La tension et l’urgence sont palpables. L’un de mes épisodes tout préféré.  Certaines séries ont droit à la lumière, d’autres non sans que leurs qualités respectives en soient vraiment la cause. La série sur Cassandra Cain est à redécouvrir.

4- CATWOMAN: THE CAT FILES par Chuck Dixon et Jim Balent

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J’avais flashé sur la couverture de Catwoman en mariée. C’est donc pour cette raison que j’achetai mes premiers comics VO dans une librairie spécialisée (Déesse à Paris). Ceux-ci m’ont même été offert par Kanéda. Selina Kyle lors d’un cambriolage somme toute banal, se fait arrêter et se voit obligée de devenir un agent du gouvernement. Néanmoins elle sent vite l’embrouille et ce n’est pas sans péter une rotule à son contact qu’elle accepte le contrat. La mission la mènera jusqu’en Europe où elle devra frayer avec une sorte de prince mafieux plus ou moins corse qui la demandera en mariage. L’ennui avec les gangsters aristrocrates, c’est qu’ils ont du mal à entendre le mot « Non! ».  Chuck Dixon est un des maitre de ce que j’appellerai « le comics efficace » . On plonge direct dans l’action et ce seront les préripéties les plus saugrenues qui donneront le rythme au récit. On voyage, on tombe, on se relève, on fait des pactes foireux, puis on se cache, puis on saute. On n’a pas le temps de respirer. Coups de calcaires et explosions alternent donc dans un climat enlevé. On sens qu’on est en pleine période où l’action au cinéma était le royaume des Schwarzenegger, Stallone et autres Bruce Willis. Ce sont ici les courbes de la belle féline avantageusement dessinées par Jim Balent qui remplacent agréablement les muscles huilés des colosses hollywoodiens.  Perfect!

3- LEGIONS OF SUPERHEROES 1-6

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Posséder ce truc est un cauchemar. D’abord on croit acheter un truc sur les Vengeurs (et oui, Arédit l’a publié sous ce nom). Ensuite, on nous présente dans un futur au moins un cinquantaine de personnages. Il ont tous des noms à la con et semblent tous être la pâle copie d’un autre héros plus connu. C’est un bordel sans nom à comprendre et pourtant c’est le charme vénéneux de ce comics qui va bientôt opérer. On n’y comprend goutte mais on veut en savoir plus. Quelles sont les relations complétement tordues qui unissent la fratrie Lightning Lass, Lightning Lad et Lightning Lord? Qui est ce Nemesis Kid? Les dessins sont toujours complétement cinglés, la mise en scène délirante (gros plan sur l’architecture d’un batiment sans qu’on voit qui parle dans la scène). On y trouve aussi une reproduction anodine de la cène de Léonard De Vinci complétement gratos. Ce qui fonctionne vraiment bien, c’est ce sentiment de chaos lorsque les héros sont attaqués sur plusieurs fronts dans l’espace et cette ambiance à la Star Trek. Tout est coloré, exotique et véhicule bien cet aspect « Space Opera » désarmant que la série possède. En définitive, je le relis encore bien volontiers car si on excepte tous ces « kid » , »lass » etc.. c’est un récit assez intelligent .

2- BATMAN 251 par Denny O’Neil et Neal Adams

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Je ne sais plus qui a publié ce truc (Sagéditions?) mais c e fut longtemps mon seul et unique Batman. J’étais donc loin de me douter que l’histoire fut de celles qui restèrent dans la légende. Un synopsis depuis devenu classique: Le joker s’est évadé et se venge alors de ses sbires qui l’ont trahi et envoyé au trou. Batman suit sa piste mais toujours avec un train de retard. Evidemment le meilleur détéctive du monde saura le retrouver grâce à une déduction à la Sherlock Holmes. Il devra se battre par la suite avec un requin (une marotte du Batman) dont le sourire carnassier sera mis en paralèlle  avec celui du prince clown du crime dans une vignette au visuel percutant. Désormais, le bouffon de la série tv (sixties) est renvoyé aux oubliettes, voici le génial taré complétement vicelard qui s’épanouira encore davantage  chez Moore et Miller. Neal Adams livre son lot de planches « iconiques », pluie, poses, moments symboliques, la grâce est présente dans chaque image pour un résultat magique de bout en bout…

1- UNCANNY X-MEN VS NEW TEEN TITANS Par Chris Claremont et Walt Simonson

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jeunes titansOk…Ok c’est de la triche, c’est une BD Marvel…MAIS, il y a un « mais » ce fut ma vraie porte d’entrée vers l’univers DC, Parce que Batman, c’est Batman quoi… il est auto suffisant… Non, c’est dans cette aventure que je réalisai qu’il y avait tout une multitude de personnages riches, beaux et carrément fascinants: Les Jeune Titans. Entre Robin (celui de Batman), Starfire la princesse sexy de l’espace, Raven la mystèrieuse, Cyborg jeune homme mortifié dans sa chair mais refusant l’aigreur, Changeling le marrant colmplétement obsédé et une Wonder Girl sublime, ils ont chacun des affinités avec un X-man particulier… Ce pocédé se trouve d’ailleurs être diablement efficace pour donner à la fois du punch à cette confontation au sommet et dresser des portraits charismatiques. Les villains ne sont pas en treste puisque que nous avons droit à un apperçu de la mythologie des NEW GODS de Kirby en la présence de Metron, des Para-démons et surtout Darkseid. Deathsroke fait également une apparition remarquée, filant une rouste à l’ensemble des X-men à lui tout seul. Pour la première fois Cyclope se retrouve possédé par la force Phénix, mais le dénouement est tout autre que dans le grand cirque AvsX. Voilà une petite bombinette avec un Claremont en mode « Edmond Hamilton » et un Walter Simonson en digne disciple du King.

MY 10 MARVELOUS MADELEINES

Pour ceux qui débarqueraient, le mot « madeleine » désigne un objet que l’on aime pour le souvenir qu’il éveille en nous et le plaisir qu’on en retire. Un pur élan de nostalgie personnelle, et par extension un plaisir coupable qu’on serait bien en peine de justifier, sinon par un bête: – Ben y’aime bien moâ! Ne cherchez donc pas ici de révélations, je vais tenter juste de rendre hommage à ces « petites » œuvres parce que sans elle, il n’y aurait pas de galaxie comics telle qu’elle est. Parce qu’elles sont le ciment sur lequel on a construit les chefs d’œuvres. Je vais aussi inaugurer la méthode du compte à rebours dans ce classement afin de faire monter une pression du diable… (Hé Riton, fais monter les pressions!!   Donc…

10- FIRESTAR par Tom De Falco et Mary Wilshire

2 Ca commence fort! Firestar fut à l’origine créée pour figurer dans un dessin animé aux coté du flamboyant Spider-man. Elle eut même cette occasion son petit quart d’heure de gloire et il fut décidé de lui donner-récompense suprême- sa propre mini série de comics. Angelica Jones est une ado du Massachusetts, un peu timide, les cheveux devant les yeux, protégée dans son cocon familial avec son père, sa grand-mère et son chat. Oui c’est une sorte de Peter Parker au féminin. Sa vie va changer (y’a quand même intérêt au Massachusetts) lorsqu’elle découvrira qu’elle est une mutante pouvant provoquer des coups de chaud. Dès lors son petit quotidien va voler en éclat et comble de malbol, le professeur Xavier ne parviendra pas à la recruter à temps parce que même les plus puissants télépathes ne peuvent rien contre… les embouteillages (mouhahahahaha!!!). C’est donc sous la houlette d’Emma Frost (alors une vraie garce ennemie des X-men) qu’elle fera son apprentissage dans la vie. Autant dire que dans ce milieu hostile, la pauvre va déguster. Son parcours sera douloureux entre manipulations et premières déceptions amoureuses. Un vrai petit Shojo manga avant l’heure en somme. De plus Mary Wilshire aux crayons est une nana, chose encore assez rare dans les années 80. Cette touche féminine justement nous éloigne du récit de super-héros trop redondant, à la fois dans les canons graphiques (les anatomies sont moins exacerbées au profit d’une certaine élégance) et même dans l’histoire où le quotidien et les émois de l’héroïne prennent le pas sur les artifices fantastiques. Je vous dirais pour conclure que SMALLVILLE a tout pompé sur cette série et pis c’est tout.

 

9- SPECTACULAR SPIDER-MAN 92-96: LA SAGA DE LA REPONSE par Al Milgrom.

93 J’ai toujours adoré ces épisodes et c’est avec surprise que j’appris en me documentant, qu’ils avaient été jugés tellement mauvais, qu’on intima l’ordre à Peter David fraîchement promu scénariste de la série de rebooster la série en la rendant plus « dark » (ce qui donna naissance à « La mort de Jean Dewolff »). Bref pour restituer le truc. Spider-man vient d’obtenir son costume noir et va enfin pouvoir mettre le vieux à la lessive. Il sort avec Black Cat qui ne supporte pas son alter-ego, il doit payer son loyer, bref il est dans une mélasse pas possible comme d’habitude. La dessus débarque le vilain le plus improbable: La Réponse. rien que le nom! on apprendra qu’il est en fait commissionné par le Caïd (qui ne gâche pas vie de Daredevil uniquement) pour surveiller la partenaire de Spidey. Le Caïd en effet cherche à guérir son épouse bien-aimée plongée dans un coma et pour cela devra mettre la main sur, la Cape et L’épée (deux potes à Spider-Man). Il essaiera de aussi de récupérer un créance de Black Cat et fera face au cyborg belliqueux Silvermane. C’est un peu le bordel car le tout est bouclé en 5 épisodes. Une performance au vu des critères actuels. Mais qu’est ce que fout Spider-man a dedans? me direz-vous. Et il vous faudra demander à la réponse (les scènes de dialogues avec le Caïd, quelle poilade!) jusqu’à la scène où il doit rabibocher Spider-man légèrement fâché avec sa dulcinée pour pouvoir se venger des deux en même temps!!! Tu parles d’un plan à la con. Cultissime.

 

8- STARLORD: ANNIHILATION CONQUEST par Keith Giffen et Timothy Green II

starlord Dans la poche éditoriale « cosmique » de Marvel ont existé tout un tas de petites séries bien sympas, dont celle-ci se situant pendant l’énorme crossover ANNIHILATION CONQUEST. Starlord alors blessé est récupéré par les Krees (extraterrestres insupportables) pour une mission suicide, mais il ne sera pas seul, d’autres persos ultra secondaires alors prisonniers des Krees le suivront dans ses péripéties. Non, vous ne révez pas, c’est le scénar des Douze salopards. C’est rythmé et totalement « Bad-ass » comme on dit de nos jours. c’est rigolo parce ques des petits malins ont vu le potentiel de cette série, parce que, de mini, c’est devenu une série régulière sous le nom des Gardiens de la Galaxie, et devinez quel film de chez Marvel sortira l’an prochain sur nos écrans ? Qui aurait pu croire que Starlord, Rocket Raccoon ( un raton laveur surarmé) et un homme-arbre (sorti du Seigneur des anneaux) allaient porter un film gros budget? Ces trois briscards sont ici aidés de Mantis ( à la masse la fille), Bug (échappé des micronautes dans une version érotomane), Deathcry (guerrière Shi’ar dans le rôle de l’élément incontrolable) et Captain Universe ( complétement paumé). Ils vont s’infiltrer dans une base phalanx et tout faire péter. Simple comme bonjour. Timothy Green est un dessinateur trop rare qu’il est agréable de suivre ici, alors à l’apogée de son style.

 

7- SHE HULK de Dan Slott, Juan Bobillo et Paul Pelletier

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Le comics que je lisais à la maternité quand ma fille est née,  le truc le plus frais aussi. Dan Slott est encore un relatif inconnu quand il débarque sur cette série comme un chien fou. Miss Hulk part à la dérive, elle boit, elle drague les mecs et son pouvoir part en vrille. Rien ne va donc plus pour notre avocate émeraude. D’ailleurs c’est cet aspect de sa vie qui va la remettre à flot. Engagée comme expert dans les affaires concernant la communauté super-héroïque, elle va succéssivement faire indemniser un plaignant qui considère ses pouvoirs comme un « accident du travail », elle va aider Spider-Man à intenter un procès à Jonah Jameson (le journaliste acariâtre qui en veux à Spidey) avant de se retrouver dans gigantesque litige cosmique qui se règle selon les lois  en vigeur dans un combat de boxe à mort. Outre le coté loufoque et enlevé de l’affaire, La caractérisation des personnages est top, la continuité sert à l’auteur pour ses idées les plus biscornues et graphiquement Bobillo dépote  n’hésitant pas à donner un traitement assez personnel et grassouillet aux colosses du monde Marvel. Jennifer est donc craquante dans cette incanation toute en rondeures sensuelles.  Que du bonheur ce truc.

 

6- THE NEW WARRIORS: FOREVER YESTERDAY par Fabian Nicieza et Mark Bagley

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Fabian Nicieza est à mon sens de la même trempe que Kurt Busiek, sauf qu’il n’a jamais eu de Marvels ou d’Astro City à son CV. Il aime l’univers dans lequel il travaille, il le sert. Son amour pour les personnages secondaires et pour leur folklore transparaît dans tout ce qu’il écrit. C’est donc naturellement qu’il porta ce projet de « New Warriors » qui rassemblait justement les « oubliés » de l’univers Marvel entre Namorita, Nova, Speedball, Night Thrasher, Marvel Boy et Firestar. Il en a fait rapidement un comics solide, fun à lire où il allait pouvoir s »éclater. Dans cette saga, il ose faire un remake/hommage à « Days of the Future past » des X-Men. Le monde est en ruine et on peut observer qu’une faction de rebelles  tentent désépérement de renverser le Sphinx qui a réécrit toute la réalité selon ses désirs vingt ans avant House of M ou Age Of Ultron. C’est toujours avec un grand bonheur qu’on voit ces versions alternatives des Vengeurs « orientaux » dans ce récit pourtant très court ( une soixantiane de pages) mais diablement inventif. En mélangeant ses « petits héros » aux grandes pointures  de l’univers Marvel (Magneto, Thor-pardon Horus, Tornade , les Fantastiques), il parvient donc à leur donner une stature équivalente. Dorénavant, on devra compter avec eux.

 

5- CAPTAIN MARVEL : FIRST CONTACT Par Peter David et Chriscross

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C’est un fait, Peter David n’a jamais écrit de croûte. Ce type est un surdoué apportant avec lui un vent de modernité, d’humour, de sens du gag et de la dérision. Il peut également parfois se faire plus violent et acide, c’est un vrai touche à tout. Il revisite ici la relation Rick Jones/Captain Marvel en  y incorporant des quiproquos hallucinants. Chaque acteur traine avec lui un caractère de cochon donnant un piquant particulier à leur « cohabitation ». David excelle aussi dans ses choix de castings très riches et très réussis. De Marlo (l’ex de Rick mais qui revient) hantée par des fantomes grincheux, à Drax flatté qu’on le prenne pour Hulk, toujours à la recherche de sa fille Dragon-lune, télépathe Psycho-rigide qui elle, ne cesse de vouloir le semer, on a toute une bande joyeux drilles que la « conscience comsmique » du héros perturbent à peine. Enfin nous avons des guests à foison, Hulk, Wendigo, le Surfer,l ‘intelligence suprême, ils sont tous là, en pleine forme pour des aventures hautes en couleurs. ChrisCross est un dessinateur très charismatique affectionnant la déformation des « gueules » des ses persos. Il grimacent exhibant leurs dents, et leurs langues en secouant des chevelures de fous. On a l’impression d’assister en permanence à un concert de métal. Une lecture qui fait du bien.

 

4- EXCALIBUR: MOJO MAYHEM par Chris Claremont et Arthur Adams.

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On le sait lorsque Chris Claremont est aidé d’un dessinateur surpuissant, il est capable de sommets. Avec Alan Davis ou Arthur Adams, on est sûr de lire un truc qui bastonne.  De plus sur Excalibur, Chris nous a habitué aux concepts un peu fumés… Il introduit ici les X-Babies, sortes de doubles enfantins et complétement tarés des originaux. C’est Kitty Pryde qui ve se charger de les babysitter à travers toute l’Angleterre. C’est oublier qu’ils sont les propriétés de Mojo (un tyran vivant sur une planète où la télé réalité est devenue le mode de vie). Ils veut donc les récupérer…  C’est un plaisir de voir Claremont se parodier avec beaucoup de dérision. Il maitrise la psychologie de ses petits gnomes comme personne et n’oublie pas le passage obligé aux toilettes de tout sortie avec des petites têtes blondes.  Adams en rajoute encore une couche en leur donnant de mignons petits bidons à ces habituelles nymphettes et  des mimiques  impayables à ces héros irréprochables ( la tronche du Wolvie). c’est assez tendre dans l’ensemble mais c’est surtout très drôle. Jubilatoire.

 

3- SPIDER-MAN & THE X-MEN: SAVAGE LAND par Chris Claremont, Michael Golden, Dave Cockrum et Paul Smith.

Le royaume de ka-zar

 

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Tandy Bowen recherche son fiancé Karl Lykos perdu dans la Terre Sauvage, ilôt perdu au milieu des glaces où perdurent encore les dinosaures, les cro-magnons, les dodos, les kurdes et tout ce qui a disparu en ce bas monde.  Pour cela, elle aura recours au seul qui peut savoir ce qu’il est devenu à svoir l’ancien X-man Angel et fera fiancer l’expedition par le Daily Buggle, ce qui entraînera ce bon vieux Spider-Man en tant que photographe reporter. Evidemment, tout ça va partir en quenouille et il faudra une expedition de X-men pour dédouaner la première mission. En effet le fiancé a pas mal changé et le mal rôde autour des tribus pacifiques de ce monde vierge à la Conan Doyle.  Récit en deux parties bien distinctes, nous sommes donc dans un faux crossover ou un faux team-up au casting Pléthorique puisque l’on y croise également Ka-zar, Zabu, les néo-mutants et Sauron. Quel souvenir traumatisant que cette « machine à regresser » transformant notre brave tisseur en véritable monstre à huit yeux ou ces adorables jeunes femmes en affreuses créatures simiesques se partageant un lézard. C’est mon premier X-Men, c’est par ce bouquin que tout a sans doute commencé.

 

2- HULK AND THE THING: THE BIG CHANGE par Jim Starlin et Berni Wrighston.

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Mais qu’est ce qui a bien pu arriver à Jim Starlin et Berni sur ce graphic novel? Un abus de crack? un pari perdu? En le lisant, vous aurez du mal à croire que c’est la même équipe artistique qui a accouché du très malsain Batman: The Cult (Enfer Blanc en VF). Non ici, les deux compères lancent les deux béhémoths Marveliens dans une quête dans l’espace complétement absurde, ou Hulk transforme une pieuvre en chapeau seyant avant de philosopher sur le ragoût de mouton. On ne poura jamais oublier cette réplique:

La chose: Hulk, ce trodu insulte ta mère, il te traite de communiste, de rouge!

Hulk: Non, pas rouge! Hulk Vert!!!

Le tout se terminera en queue de poisson quelques pages plus loin dans une ambiance des plus rigolardes!  Malgré cela , Wrighston nous ravit une fois encore avec son bestiaire grotesque magnifiquement rendu, son art de la lumière et des ombres. Le resutlat nous donne donc Hulk et la Chose bourrés dans une farce en plein milieu d’un conte de la crypte… Bizarre, oublié aujourd’hui et pourtant le comics, c’est aussi ça et c’est bon!

 

1- NIGHTCRAWLER par Dave Cockrum

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Cela pouvait se deviner, Dave Cockrum devait se sentir à l’étroit chez les X-Men. Il emmène donc son personnage fétiche à travers un voyage délirant à cheval entre le Septième voyage de Sinbad et les Monthy Python. Diablo tombe par mégarde dans un puits transidmentionnel et se trouve embarqué dans une histoire emplie de sorcellerie, de princesses à sauver, de pirates des airs, de dragons hargneux et des créatures pour le moins supectes: les boggies auxquels notre ami ressemble étrangement. L’auteur s’en donne à coeur joie entre décors de dingues et  duels au sabre, il s’amuse sans pour autant sacrifier à une narration toujours fluide et invisible ce qui est l’art des grands conteurs. Puis virage à 90 degrés et nous voilà transporté dans un autre monde où les X-Men possèdent des doubles pour le moins pitorresques (ceux du fameux conte de Kitty Pryde). Les dialogues percutent , les situations sont hilarantes et la lecture est jouissive.  Nous retrouvons donc les Bamfs, peuple de Diablos miniatures dont l’auteur se sert pour se moquer vaguement des Schtroumpfs. Ce sont des petits hommes bleus vivant entre mecs dans des racines géantes en forêt. On y trouve même une réponse quant à l’absence de femmes dans le village.  Ce bouquin est superbement dessiné, bien foutu, très drôle et sans doute mon meilleur souvenir de comics de ma jeunesse. Aujou’d'hui, je n’attends qu’une chose: le futur titre que Jason Aaron annonce, le retour du vrai Diablo,histoire que l’esprit de Monsieur Cockrum puisse revenir un peu également.

Joyeux Halloween!

Comme chaque année, enrhumé! J’ai pas mal cogité ce mois-ci, sur ce que je voulais, sur mes objectifs. Vous êtes vous déjà demandé, « est-ce que je devrai tourner la page, est-ce que c’est fini? »

Fini. Fini! Fini?

Ce ne sera jamais fini.

Nous désirons et courons après des rêves, notre vie durant . Vous voulez une raison pour cela? Vos raisons n’ont pas l’importance que vous croyez. La nature de l’homme n’a pas changé depuis qu’il a appris à coucher l’histoire sur de la pierre. Quoique nous fassions, nous sommes vivants, et il nous faut rire fort, festoyer durement et agir vigoureusement, tant qu’il est encore temps. C’est ce que nous rappelle cette fête, c’est ce que nous enseigne ceux qui sont absents, que ce n’est pas fini tant que nous sommes là.

Le dessin ci-dessus représente un ours-hibou, un monstre de D&D, monstre effrayant s’il en est. Un ours, c’est juste une grosse bête. Mais un ours qui serait un hibou? Totalement effrayant.